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PENCHAK-SILAT

 

 

Maître Turpinj fut l’élève de Maitre Kijaî-Ngaberthi-Soerodiwirdjo, fondateur du Setia Hati Terate.

Maître Turpinj fut le premier à amener et faire connaître le Penchak-Silat en Europe. Il fit aussi partie des «Partisans du Siliwangi», commandos de l’armée indonésienne dans la jungle chargés d’attaquer et neutraliser les postes de garde de l’ennemi pendant l’invasion Japonaise et Hollandaise de l’Indonésie.

C’est dire que Maître Turpinj a expérimenté en conditions réelles l’efficacité des techniques de son style.
master soer

 

 

Le peuple Indonésien a su engendrer plusieurs techniques de combat à mains nues, ainsi qu'avec les armes, des plus étranges et des plus efficaces pour en faire de redoutables guerriers.

Le Penchak-Silat, art très malléable, a su s'adapter en toutes circonstances à toutes situations, ce qui en fait un art martial riche et très complet en techniques de combat.

Tout au long de son histoire, il a suscité des interrogations, et le maître Masatoshi Nakayama, l'une des plus hautes autorités du Karaté Shotokan et ancien directeur de la J.K.A., assistant à une démonstration organisée par l'I.P.S.I (Ikatan Pencak Silat Indonésien) avait dit : " Le Penchak-Silat est l'une des formes de combat les plus dangereuses, voire mortelles, qui ait jamais existé ".

Le Penchak-Silat est un mot composé dont les 2 éléments ont la même signification et sont parties intégrantes de la culture des peuples de la région Nusantara, berceau des Peuples d'Indonésie, Malaisie, Singapour et Brunei Darussalam.

Penchak est utilisé à Java, Madura et Bali, alors que Silat est utilisé dans les autres parties de l'Indonésie ainsi qu'en Malaisie.

Les premières formes de Penchak-Silat existent donc depuis que l'homme a eu besoin de se défendre.

Les formes ont pu s'inspirer de techniques utilisées instinctivement par certains animaux. Les études de certains animaux ont été très importantes et déterminantes dans la jungle lors de l'invasion Japonaise et Hollandaise. Les pratiquants du Penchak-Silat ce donnait l'attitude des animaux pour mieux adapter ces techniques à sa propre anatomie jusqu'à devenir des hommes tigres, des hommes singes, ou des hommes serpents. Instinctives, les formes ont progressé vers des techniques réfléchies, à mesure qu'évoluaient les facultés de réflexion de l'homme ainsi que sa prise de conscience des multiples possibilités offertes par son corps. L'intérêt d'une défense collective a poussé les plus experts à réfléchir sur les moyens d'enseigner les techniques aux autres membres de leur entourage.

La codification des postures, déplacements, coups et blocages a permis une première approche de l'enseignement des techniques propres à la famille, au village ou au clan. Ces techniques se sont peu à peu diffusées et mélangées aux autres techniques, aidées en cela par les multiples migrations et invasion, ainsi que par les mouvements de population résultants du commerce des épices.

De la rivalité des clans et des villages en a découlé une réflexion plus approfondie de l'enseignement des techniques de défense, d'où l'émergence des différents styles.

Le Penchak-Silat est utilisée de façon responsable dans le seul but de se défendre contre tout ce qui pourrait porter atteinte à notre intégrité.

Les agressions peuvent être de tout ordre : physiques et psychiques.

L'entraînement en Penchak-Silat permet d'apprendre à connaître et exploiter toutes les possibilités offertes par notre corps, dans le but de se défendre. La connaissance de notre corps et de ses possibilités permet en outre d'accéder à un certain état de sérénité et de lucidité : le contrôle de la peur et du stress permet de gérer au mieux certaines situations de conflit.

Dans certaines écoles, il est appris aux élèves à se déplacer, à rouler ou effectuer des descentes au sol, ainsi que des balayages sur des tapis de feuilles séchées de bananiers sans faire le moindre bruissement.

Il faut aussi tenir compte du fait que le Penchak -Silat s'est développé dans deux pays, Malaisie et Indonésie, qui ont subi la dure expérience de près de 4 siècles de domination coloniale ; leur résistance incessante surprenant les colonisateurs, l'art du Penchak s'est enraciné encore plus profondément dans toute les communautés de l'archipel Indonésien.

Le Penchak-Silat, art de combat spécifiquement Indonésien et Malaisien d'une très grande ancienneté, est avant tout une science de la maîtrise du corps et de l'esprit, un apprentissage de volonté et un entraînement à une extrême concentration.

 

Les composantes du Penchak-Silat

Le Penchak-Silat repose sur 4 aspects indissociables qui forment un style à par entière :

- Mental

- Technique

- Défensif

- Sportif

L’aspect Mental :

L’action de venir s’entraîner à un art martial est motivée par une envie ou un besoin.

Si l’on parvient à déterminer cette motivation, le but recherché sera d’autant plus facile à atteindre. Si l’on veut utiliser quelque chose, autant en savoir pourquoi il a été créé, et comment l’utiliser. Connaître le sens du Penchak-Silat permet une meilleure utilisation de celui-ci.

L’aspect mental est en quelque sorte, la compréhension de nos motivations et de nos ambitions, alliées à la compréhension du Penchak-Silat.

L’aspect Technique :

En Penchak-Silat, on peut classifier les mouvements du corps en 5 groupes :

- Les positions

- Les directions de déplacement

- Les façons de se déplacer

- Les blocages

- Les coups

Le but est d’obtenir une connaissance approfondie de chacun de ces 5 groupes. La répétition de ces mouvements dans le vide permet d’apprendre les différents mouvements.

Les aspects créatifs et physiques (souplesse, puissance, vitesse,…..) font également partie intégrante de l’aspect technique.

L’aspect Défensif :

Le but principal de cet aspect est l’apprentissage à deux, de combinaisons de mouvements d’attaques et de défenses. Ce qui le différencie de l’aspect technique, c’est qu’il y a choix dans l’ordre et le type de mouvements à exécuter, grâce à une donnée extérieure : le partenaire d’entraînement.

Le but de l’aspect défensif est d’acquérir la faculté de trouver la meilleure défense, face à des attaques toujours différentes, une défense qui engendrera le moins de conséquences négatives pour soi et son entourage.

L’aspect sportif :

La fédération internationale a créé un cadre sportif règlementé afin que les athlètes puissent tester leurs connaissances et leur habileté à les utiliser.

Durant ces compétitions, sont jugés et notés les qualités physiques, techniques, tactiques et psychiques des compétiteurs.

Quatres catégories composent l’aspect sportif :

- Tanding : confrontation de 2 athlètes d’équipes différentes

- Tunggal : exécution du jurus Tunggal (enchaînement de 100 mouvements mains nues et armées) par un athlète.

- Ganda : confrontation de 2 athlètes d’une même équipe,au travers d’un enchaînement planifié

- Regu : exécution du jurus Wajib (enchaînement 100 mouvements mains nues) par 3 athlètes.

L’aspect sportif permet de confronter son niveau de maîtrise au travers d’un règlement qui préserve l’intégrité physique des athlètes