© 2017 by Alexandre LEURIDAN

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SHOTOKAN  TRADITIONNEL    "Courant NISHIYAMA"

Sa pratique est basé notamment sur la recheche du TODOME WAZA (Coup définitif)

 

 

KIME : Les forces en présence au service du TODOME WAZA

On peut définir le Todome waza comme la technique définitive, celle qui met fin au combat et non pas comme la technique unique.

Cette recherche du todome passe par la réunion de toutes les forces en présence afin de réaliser la technique optimale.

Pour que la technique soit todome, il faut qu’elle soit réalisée avec kimé, mais qu’est ce que donc que le kimé ?

On peut simplifier sa définition par le fait de contracter à l’impact de manière brève et puissante, mais cela va bien au-delà de cela car contracter pour contracter cela ne même à rien et peut même être néfaste pour le corps et allez à l’encontre du but recherché, c'est-à-dire le todome.

Les différentes connexions : connexion corporelle,  connexion au sol et connexion mentale.

 La connexion corporelle :

La contraction lors du kimé doit se faire sur une structure stable et unie, le corps doit être lié, le bas avec le milieu, le milieu avec le haut. Si le membre travail seul, cela n’aura aucun intérêt.

Les chaines musculaires pour faire le mouvement doit être liées entre elles et venir du sol.

Lors du kimé la contraction viendra de l’intérieur du corps pour former un bloc dur comme de l’acier au moment de l’impact.

Un mauvais placement de hanche ou d’épaule par exemple défait la connexion corporelle et rend la contraction du kimé déficiente.

La connexion au sol :

Elle  permet d’exercer une pression vers celui-ci lors du kimé. Le sol renvoie alors cette énergie via le corps stable et uni dirigé par le souffle vers la cible. Le phénomène d’action réaction est alors appliqué. La pression au sol est exercée par le centre de notre corps le dantian (Hara). La respiration, donc le souffle ou le Kiai qu’il soit sonore ou pas d’ailleurs doit accompagner cette pression.

Pour qu’il y ait réaction à une action il faut un élément extérieur sur lequel s’appuyer.

La connexion mentale :

A cela il faut aussi rajouter la connexion mentale, cette concentration mentale vers la cible, l’imagination que l’on utilise pour traverser la cible sont des points importants à la réalisation du todome.

Un phénomène utilisé par des  hypnotiseurs lors de spectacle consiste à faire tendre le bras de quelqu’un  et à se le faire plier par une autre personne. On demande alors à la personne qui tend le bras d’imaginer qu’elle saisit une poigné où quelque chose à l’autre bout de la salle, son bras devient alors impliable car tout le corps se connecte et se lie mentalement  vers la chose saisie. On voit ici l’importance et la force du mental.

Le zanshin, état d’éveil, le « resté dedans » rentre aussi dans cette connexion mental et participe à l’optimisation de la technique.

Le kimé représente alors toute ces différents paramètres où critères réunis, si un ce ces impératifs manquent, il n’y aura pas de kimé. Il représente non seulement une contraction musculaire brève mais une réunification de l’être tout entier, physique et mental.

Le corps doit être relâché et dirigé par le hara avant la contraction du kimé, le facteur de l’accélération va jouer un rôle primordial pour le todome. Si vous passez de 0 à 100 en 10 minutes, le choc d’impact ne sera pas important, mais si vous le faites en 1 seconde, oui.

Cette capacité de passer de 0 à 100 en très peu de temps en conservant et en mettant en place les paramètres vus plus haut, nous auront alors la capacité à créer un choc lors de l’impact qui sera alors dévastateur.

C’est ce travail qui représente les fondamentaux de l’école shotokan du courant Nishiyama.

 

Hidétaka Nishiyama (né le 10 octobre 1928 - décédé le 7 novembre 2008) était un maître japonais-américain d'arts martiaux. Il était à la fois instructeur, auteur, dirigeant et pionnier.

 

Il est un élève direct de Gichin Funakoshi, le fondateur du karaté Shotokan moderne.