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LES GRADES

LES KYUS

 

Kyu est un terme d'origine japonaise utilisé dans les arts martiaux pour signaler les différentes étapes de la progression d'un débutant avant l'obtention d'un grade dan.


Alors que le système des grades dan est comparable dans toutes les activités où il s'applique, le système des grades kyu varie considérablement d'une activité à l'autre. Les kyus sont rangés par ordre décroissant, jusqu'au premier kyu, dernière étape avant le premier dan, mais le nombre de degrés varie. Dans les arts martiaux nous en comptons traditionnellement six.


Dans la plupart des cas, la collation de grades kyu se fait sous la seule responsabilité de l'enseignant du club, sans avoir à en référer à une autorité supérieure contrairementaux pour les dan.


L'optention d'un Dan ne peut se faire en interne au club et se déroule dans un autre Dojo lors de sessions de passage de grades avec la participation de la commission des grades.


Les budō plus traditionnels, en plus du système de kyu et de dan, ont une hiérarchisation de responsabilité : Oku iri, moguroku, gogmoguroku, etc. jusqu'à menkyo kaiden (grand Maître), ou d'enseignement : hanchi, shihan, kyoshi, renshi etc. Pour autant, tous commencent par les kyus.

KYUS

 

1er dan : Shodan
2e dan : Nidan
3e dan : Sandan
4e dan : Yondan
5e dan : Godan
6e dan : Rokudan
7e dan : Shichidan
8e dan : Hachidan
9e dan : Kyudan
10e dan : Judan

LES DANS

 

Le système des grades dan prend place après celui des kyū. Dans la plupart des arts martiaux, la qualité de détenteur d’un grade dan est signalée par le port d’une ceinture noire. Les niveaux possibles vont traditionnellement, par ordre croissant de maîtrise, du premier au dixième dan. Les premiers dan peuvent généralement être obtenus sur présentation à des examens. Les grades les plus élevés requièrent en revanche des années d’expérience et une contribution significative à l’activité en question, par l’enseignement ou la recherche.


Les grades les plus élevés ne peuvent être décernés que par le titulaire d’un grade supérieur représentant une institution centrale. Toutefois, la toute première fois qu’un grade de 10e Dan a été décerné, cela était logiquement et forcément par un grade inférieur.


Certains maîtres japonais (maître Gichin Funakoshi) n’ont délivré aucun grade supérieur au 5e Dan.


Leurs élèves ont, en revanche, délivré des Dan supérieurs à leur propre niveau (maître Jigoro Kano a reçu un 12e Dan).


Cette réalité a une forte signification : il est des grands maîtres qui restent au 10e Dan depuis plus de 23 ans, alors que leurs approfondissements, recherches et dévouement à leur art continue d’apporter beaucoup à tous.
Le système des grades dan est une invention datant du XXe siècle afin de remplacer le système traditionnel de certificats d’aptitude (lesquels s'énonçaient cependant également en dan). Ainsi, le premier dan correspond au moment où, dans les écoles traditionnelles, le candidat à l’apprentissage finissait sa période de probation et était considéré comme digne de recevoir le véritable enseignement. Strictement parlant, le premier dan est le grade du débutant (désigné en japonais par shodan, qui signifie, non "premier dan", mais "dan débutant"). De même, le dixième dan est en général réservé au fondateur de l’art martial, et ne peut être décerné que par lui (l'explication venant de l'ancien système de grades chinois, ou le neuvième "niveau" représentait par définition l'approche du divin, ou de la perfection, et ne pouvait donc être humainement dépassé). Cette situation a entraîné la disparition de ce grade dans certains arts martiaux.


Afin de marquer la progression du pratiquant avant l’obtention du dan a été créé le système des grades kyū.