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Karaté SHINTO-RYU

 

Le shitō-ryū (en japonais 糸東流) est une forme de karaté moderne originaire d'Okinawa élaborée par Kenwa Mabuni (摩文仁賢和). Mabuni choisit d'appeler son style shitō-ryū en l'honneur de ses deux principaux maîtres : Ankō Itosu et Kanryō Higashionna ; 糸東 (shitō) est en effet constitué des deux premiers kanji d'Itosu et de Higashionna. Originaire d'Okinawa, Mabuni ouvre de nombreux dojos dans les environs d'Osaka et la majeure partie des pratiquants du shitō-ryū se situe dans cette région. En 2014, le shitō-ryū conserve les influences d'Itosu et de Higashionna : la liste officielle des katas est bien souvent énoncée en précisant ces deux origines.

 

Kenwa Mabuni, fondateur du style

Article détaillé : Kenwa Mabuni.

Kenwa Mabuni né à Shuri à Okinawa en 1889 et mort en 1952 est le fondateur du shitö-ryü. A partir de 1930, il enseigne dans son propre dojo à Osaka où il forme de nombreux maîtres dont ses deux fils, et publie de nombreux ouvrages. Son fils Keneï lui succède à son décès en 1952 puis dix ans plus tard s'expatrie aux États-Unis (USA) et en Amérique latine où il développe cet art martial.

 

Les cinq principes du shitō-ryū (uke no go gensoku)

Le shitö-ryü est avec l'uechi-ryū  un des grands styles majeurs du karaté. Il repose sur 5 principes fondamentaux :

  • Rakka (comme une fleur qui tombe). Bloquer avec une force telle que si le blocage était appliqué sur un tronc d'arbre, celui-ci perdrait toutes ses fleurs. Un blocage doit être exécuté de manière si décisive que, non seulement il stoppe l'attaque mais l'annihile en une seule technique. Exemple : blocage Uchi Ude Uke sur une attaque directe (blocage en puissance) ;

  • Ryusui (comme l'eau qui s'écoule). Évoluer en harmonie avec les mouvements de son adversaire, en les utilisant comme aide à sa propre défense. Répondre à l'adversaire en utilisant un déplacement fluide. Exemple : un détournement d'attaque par un blocage circulaire ou une main ouverte le long de l'attaque (blocage souple, en harmonie) ;

  • Kushin (se baisser). Contrôler l'attaque en utilisant le mouvement qui provient des genoux. Garder le dos droit et utiliser les genoux pour contrôler la hauteur afin de garder l'équilibre et la force des jambes et que dès lors peu d'effort soit nécessaire pour contrôler l'attaque. Exemple : rentrer et sortir rapidement dans l'attaque par un mouvement des genoux (piquer comme une guêpe à l'intérieur de la garde) ;

  • Teni (mouvement du corps). Éviter les attaques en utilisant le mouvement du corps. Se déplacer dans toutes les directions pour troubler l'adversaire et faciliter l'utilisation de l'hangeki. Exemple : s'effacer ou se déplacer rapidement hors de l'attaque ;

  • Hangeki (contre-attaque). Si cela s'avère nécessaire, rendre l'attaque à l'adversaire par une contre-attaque décisive et puissante. Si vous utilisez les 4 premiers principes, vous pourriez ne jamais faire appel à ce dernier mais vous devez utiliser votre esprit et votre corps au contre si nécessaire. Exemple : une bonne défense est l'attaque (sen-no-sen ou anticipation).