© 2017 by Alexandre LEURIDAN

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L'AÏKIDO

 

Maîtriser sans blesser ! Dominer sans forcer ! Toujours rester calme !

 

Origines et buts de l'aïkido :

L'aïkido est un art martial à but non violent et défensif. C'est une école du corps et de l'esprit ("do") qui se base sur l'harmonie ("aï") des énergies ("ki"). Il peut être pratiqué par tout le monde, indépendamment de son âge et de sa force physique.

Il s'agit d'un des rares voies martiales permettant une défense proportionnelle à l'attaque, comme exigée par la loi sur lalégitime défense.

En outre, l'aïkido permet de développer une bonne maîtrise de son corps ainsi que l'équilibre physique et mental, entre autres, par diverses techniques de méditation.

Influencé par d'anciennes écoles japonaises (principalement le Daïto-ryu aïkijutsu de maître Takeda), le grand maître Ueshiba a transformé ces anciennes techniques meurtrières en méthodes douces.

L'art du sabre des samouraïs a fortement influencé l'aïkido. Il en a gardé sa stratégie contre plusieurs adversaires, son sens des distances et son "mental". L'aïkido est un des rares systèmes au monde à travailler des ripostes simultanées à la défense.

Apportant des réponses aux pratiquants déçus des autres arts martiaux, l'aïkido, le dernier Budo gardé secret au Japon s’est implanté dans les années 50 en Europe.

 

Les concepts de l'aïkido

L'aïkido est un art martial non compétitif, mais contrairement au judo ou au karaté, il n'y a pas d’attaque interdite pour celui qui simule l'agression. Toutes les possibilités sont étudiées avec un fort accent sur les saisies et ceinturages…

Travaillant sur la respiration, le centre de gravité et sur la découverte des énergies corporelles dues au relâchement des muscles crispés par les ennuis quotidiens, l'aïkido utilise des techniques de projections et des clés sur articulations pour immobiliser ou emmener. L’aïkido sert aussi à se sentir mieux dans sa peau en société et dans la vie moderne.

 L'entraînement à la simultanéité (bras/jambes) se fait progressivement, chacun à son rythme. Ce travail sera utile pour pouvoir "accueillir" l'attaque en douceur et contre-attaquer en même temps. Ainsi le pratiquant ne s'oppose pas à la force de l'adversaire mais l'utilise pour le déséquilibrer.

La pratique se fait contre un ou plusieurs adversaires,contre armes, armes entre elles. On y travaille debout, à genou. La douzaine de techniques de base permet de bien s’adapter.

L'aïkido est influencé par le taoïsme (principe du yin/yang), par le shintoïsme (union avec le monde et avec les autres,…), par le bouddhisme (principe de sanshin : conscience toujours prête, …) et aussi par le confucianisme (rapports entre maître et élèves typiques des sociétés orientales). Ces "philo­so­phies" ont donné à l'aïkido des valeurs humanistes qui enchantent les pratiquants à la recherche d'autres choses que la brutalité...

 

L’aïki-ken et l’aïki-jo : l’aïkido aux armes (bâton et sabre) !!!

Dans le milieu des arts martiaux, il est de notoriété publique que l'art du sabre des samouraïs a fortement influencé l'aïkido développé par O senseï Ueshiba, en particulier l’école yagyu shinkage ryu et l’école Kashima-ryu. Il en a gardé sa stratégie contre plusieurs adversaires, son sens des distances et son "mental". L'aïkido travaille principalement par des ripostes simultanées à la défense, en essayant d’éviter de se tuer mutuellement dans une passe d’arme.

Par contre, il est moins connu que Saito Shihan (9ème dan), disciple directe de O sensei Ueshiba, a conçu deux disciplines autres : l’aïki-jo utilisant un bâton de 1,28 cm et l’aïki-ken utilisant symboliquement un sabre en bois. Il a appliqué les principes « aïki » à ces armes donnant ainsi une autre méthode de combat qu’en kendo et au jodo traditionnel du Japon (moins dangereuse et moins coûteuse...)

Cette création a eu lieu loin de la capitale et du dojo principal officiel de Tokyo tenu par les fils et petit-fils du fondateur. En effet c’est dans le petit village d’Iwama. Ce dernier a structuré l’enseignement du maître en 5 étapes, 5 mokuroku ou 5 « dan », comme dans les anciens arts martiaux.

A ce travail très structuré de Saito SHihan, d'autres disciples de O senseï Ueshiba, entre autres, Tohei Shihan, Saotome Shihan, Kobayashi Shihan, Chiba Sensei, Tamura Shihan, ...  ont ajouté leurs souvenirs des démonstration de Ueshiba et leurs connaissances permettant de proposer un programme au ken, au bo et au jo  très étoffé et respectant les principes de l'aïki. Au sein de la CIKAMT, nous avons regroupés ces enseignements en les classant du 5ème kyu au 10ème dan.